Entre rêve et réalité. Entre deux mondes, du palpable à l'impalpable. Du concret à l'abstrait. Les yeux fermés en plein songe, j'ai cru te voir. De cette fenêtre regardant la rue, de ce salon où on a tant vécu. Tu étais en-bas avec marjo et ton papa dans la voiture. Et toi sur le trottoir d'en face. Je t'ai appellé, était-ce une illusion, une poupée à ton éffigie, ou était-ce vraiment toi. Hésitante, émue, j'ai appellé "steph!!!?" .... silence... "Steph??!!" Et là tes yeux se sont levés, les miens se sont noyés. J'ai dévallé les escaliers pour te retrouver. Je me souviens t'avoir serrer contre moi de tout mon être, de toutes mes larmes. Puis le rêve t'a rendu l'apparence d'une poupée, une de ces premieres grandes poupées en plastique d'il y a 40 ans, que j'ai portée avec ton papa. Puis on ne s'est retrouvée que toutes les deux dans un parc sur un banc, toi sur mes genoux, et guise de poupée, soutenant ta tête inanimée, comme on soutient celle d'un bébé. Puis les larmes t'ont semble-t-il redonné vie, et on est resté là à se contempler, à se serrer dans les bras, comme si cet instant était l'ultime. Comme si tu étais juste revenue, pour qu'on se retrouve avant de se séparer pour cette vie. Je n'ai pas voulu me réveiller, pas voulu te quitter... et pourtant... il l'a fallut. Mais j'ai ton visage, ce lieu, ton regard en moi. J'ai trop mal, je ne me sens pas capable de vivre ton absence.
Ce songe me laisse pensive, était-ce réllement toi, es-tu venu, pour qu'on se retrouve, es-tu revenue pour qu'on se dise aurevoir ? J'ai envie d'y croire. Je sais que tu peux intervenir dans les rêves.. Mais comment savoir si c'était toi, ou si c'était moi ? J'aimerais tellement que tu saches, combien je t'aime même si je n'ai cessé de te le répetter jusqu'à la fin... même si je te l'ai toujours dis. J'ai besoin d'un regard qui dit tout, un dernier, plein d'amour. Besoin que ce rêve soit vrai... Besoin de te serrer contre moi, comme chaque fois. Besoin de ce "nous". Besoin de ce "nous"....